Modèles de services : IaaS, PaaS, SaaS

Le modèle de service définit ce que vous gérez et ce que le prestataire de cloud fournit. Le National Institute of Standards and Technology définit trois modèles de services :

  1. L’Infrastructure en tant que service (Infrastructure as a Service) ou IaaS.
  2. La Plate-forme en tant que service (Platform as a Service) ou PaaS.
  3. L’Application en tant que service (Software as a Service) ou SaaS.

Vous trouverez dans la littérature la référence à d’autres modèles de service, comme les Données en tant que Service (Data as a Service) ou DaaS. Ce ne sont que des sous-modèles des trois ci-dessus, généralement utilisés à des fins marketings ou pour mettre en avant un type particulier de service proposé par un prestataire.

Figure 13 – Modèles de service

Pour bien comprendre les trois modèles de service, il nous faut revenir au fonctionnement d’un serveur qui fournit un service à un client. Entre la prise réseau et l’application exposée à l’utilisateur, on trouve un ensemble de matériels et de services, illustré dans la Figure 13. Adapté librement du modèle de communication OSI (Open System Interconnection), on en trouve quelques variantes, mais l’idée maitresse reste la même.

Si on part de l’utilisateur se servant d’une application (le haut du schéma), cette dernière accède à des données pour fonctionner. Application et données sont souvent mises en œuvre à partir d’une brique logicielle et d’un middleware qui abstrait le système d’exploitation. C’est ce qui va permettre l’utilisation d’une même application sur plusieurs systèmes d’exploitation différent, comme par exemple, Windows Server et Linux Red Hat. Le système d’exploitation fonctionne généralement dans une machine virtuelle, ce qui permet de faire tourner plusieurs « serveurs logiques » sur un seul « serveur physique ». La virtualisation est devenue monnaie courante depuis plusieurs années avec l’augmentation de la puissance de calcul des serveurs. Elle permet de mieux tirer parti des ressources du serveur et offre une souplesse accrue de fonctionnement en permettant de séparer les charges de travail. Le serveur physique est enfin relié à un ensemble de disque de stockage, de plus en plus sous forme SSD (Solid State Drive) pour des questions de performance et de fiabilité, et connecté à un réseau afin d’y accéder.

Si ces modèles ne sont toujours pas trop clairs, consultez le modèle de Matt Soseman de Pizza as a Service :

Vous comprendrez mieux ici qui paye, qui gère et qui délivre le service. Enfin, j’espère…

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Photo par Thomas Kvistholt sur Unsplash

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